CAFE FRAISE

L'endroit où comment aborder nos problèmes et les résoudre.

  • Comment se débarrasser de ses toiles d’araignée au plafond ?

    Dès votre réveil la radio crânienne (RADIOHEAD) s’allume et ne s’éteint plus de la journée. Sauf quand tu es absorbé dans une tâche. Alors là c’est chouette. La connexion avec le qui tu es en ce moment même est établie. Pas de parasitage inopportun. La communication est claire : « je reçois 5 sur 5 mon commandant » !

    Mais la plupart du temps ce n’est pas le cas. Et te voilà à te manger la tête pour tout un tas de questions sans réponse, de jugements à l’emporte pièce sur tout et n’importe quoi, des supputations sans fin sur l’avenir ou des ruminations sur le passé. À la moindre occasion Radiohead alors en sourdine se réveille et se met à blablater sur les ondes.

    De deux choses déjà.

    La première : tu te poses plein de questions, des plus profondes qui te mortifient aux plus légères qui défilent dans une course effrénée éreintante, ou bien viennent s’entasser pêle-mêle en un énorme carambolage bloquant le passage à toute inspiration d’idée nouvelle, à toute véritable réflexion.

    La seconde : sache que toutes les pensées que tu émets et trimballes te forge un univers qui en fait n’existe pas. Une fausse réalité dans laquelle tu crois baigner et agir. Un décor de théâtre. Un monde que tu crois pouvoir saisir, analyser et comprendre, accepter ou refuser. À l’image d’une toile d’araignée que tu tisses dans le grenier de ton esprit et dans laquelle tu pièges tes pensées. Tu penses, et tu penses, encore et encore, donc tu serais ? On reviendra une autre fois sur ce point.

    Mais dans un cas comme dans l’autre : c’est une colossale perte d’énergie pour… RIEN !

    Il n’y a ni vérité, ni réponse. Et le temps et l’énergie (un ciboulot, en temps normal, ça consomme énormément, eh oui !) que tu consacres à écouter, consulter, ou répondre à ta radio intérieure te bouffent des calories pour te mener nulle part.

    Alors grand nettoyage ! Oust du balai ! Nettoyage du disque dur : il faut tout effacer. Pas aussi facile qu’avec une touche ERASE. C’est plutôt duraille mais avec un peu de méthode tu peux y arriver. Je vais t’aider. 

    D’abord considère bien toutes des pensées comme n’étant que des… pensées. Et les pensées ne valent que le temps… d’y penser ! L’une après l’autre, dès leur apparition, regarde les bien face et n’y vois qu’une étrangeté, une chose qui ne t’appartient pas, qui passe par là dans ta tête et qui ne veut rien dire. Tu peux entendre, mais ça ne te concerne pas, ce n’est pas à toi que ça s’adresse. Regarde le ciel et observe les nuages défiler, les oiseaux voler, ou de l’arbre les feuilles tomber, ou encore de fleur en fleur les papillons voleter et les abeilles butiner. Les idées qui passent dans ta tête, c’est tout comme. Des OVNI qui passent puis disparaissent.

    Ne leur accorde aucun crédit, ne leur donne aucun sens, ne leur prête aucune réalité. Ce sont comme des images que déroule la pellicule d’un film. Coupe le courant, le projecteur s’arrête. C’est le noir dans la salle. Essaye d’atteindre ce vide dans ton crâne.

    Pour t’aider occupe-toi à quelque chose. Même d’insignifiant. Tu peux prendre une feuille de papier et écrire tout ce qui te vient à l’esprit sans réfléchir plus que cela, ou dessiner, gribouiller. Prends une douche, cuisine, passe l’aspirateur, fais ta lessive, fais du vélo, pars pour un bon petit jogging ou sors le chien, prépare la pâté du chat… et pendant tout ce temps là tu mitrailles. À chaque pensée qui passe tu sors ton arme et tu la flingues, joliment, proprement. Bye bye petite pensée, tu n’existes plus, je t’ai dégommée. 

    Cela ne va se faire en une fois. Ça part et ça revient. C’est comme les mauvaises herbes. Mais à la longue elles vont s’user, perdre de leur poids et importance. Et toi insiste. Continue à t’entraîner de faire le vide dans ta tête sur commande, dès que tu le décides, quand il le faut.

    Les nuages se moquent bien de la météo ! Alors pas de tempête sous ton crâne : laisse passer les nuages qui obscurcissent ton ciel et chasse les araignées qui encombrent ton grenier avec de mauvaises pensées. Mauvaises car toutes ces pensées non commandées qui débarquent à l’improviste sans demander ton avis ne sont que des leurres. On en reparlera sur Café Fraise.

  • BLOG 01

    COMMENT SE DEBARRASSER DE LA SOUFFRANCE ? (DEPRESSION, ANXIETE, TRAUMA, SOLITUDE, DEUIL, BURN-OUT, PERTE DE SENS…)

    Une bonne fois pour toute ? (Génial ! ) Non ce n’est pas possible, et ce n’est même pas conseillé. 

    Ta souffrance peut avoir des origines variées mais le résultat est le même: c’est insupportable, plutôt inhumain même. Je ne parle pas ici de la souffrance physique qui est quelque chose de tangible dont on a la cause (on parle alors plutôt de douleur). Sur celle-ci on peut agir, réagir. 

    Je parle de la souffrance psychique, celle qui te martèle la tète sans savoir/pouvoir quoi faire. Venant et partant à sa guise sans que tu y puisses grand chose, elle te martyrise. Bien pire qu’assommante, un véritable étau. Bien pire qu’une blessure physique, il n’y a pas de cataplasme anti-douleur qu’on puisse lui appliquer.

    Toutes ces questions sans issue véritable tournent dans ta tête. Et se retournent comme des crêpes dès que tu penses avoir la réponse. Ce qui rajoute d’autant à ton angoisse et à ton état de panique. Tu n’as pas le contrôle.

    Il n’y a pas de solution. Si !

    Déjà comprendre quelle est cette souffrance. Elle est traitée (comme la douleur physique) au niveau du cortex cérébral. Sa nature tient de mécanismes émotionnels et cognitifs du système limbique (amygdale, hippocampe, cortex préfrontal) déclenchés par des neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, noradrénaline).

    Mais n’entrons pas dans le détail. Tout se passe dans ta caboche, comprends-le. Et si ça reste végéter dans ta caboche ça va te torturer encore et encore !

    Il faut faire sortir le Diable de sa boite ! Pour cela une seule solution.

    On va dire pour faire simple que tu es 20% de ton cerveau et 80% de ton corps. En effet entre le cerveau et le corps les échanges d’informations sont à 20% venant du cerveau (vers le corps) pour 80% du corps (vers le cerveau).

    Donc si tu bouges ton corps celui-ci va « renseigner » ton ciboulot. Si tu bouges « sainement » c’est autant de bonne nourriture pour ton cerveau qui va adorer ça. C’est là une des clefs les plus importantes pour annihiler toute souffrance. Une clef qui ouvre des portes et qui resserre les boulons.

    Tu as déjà certainement constaté qu’une bonne marche chasse les idées noires et repose l’esprit le plus agité. Ton corps en mouvement va envoyer des bons messages (dopamine) là-haut au cerveau pour faire baisser la température à laquelle le bouillonnement d’idées et les prise de tête l’ont porté.

    Mieux encore !

    L’exercice physique c’est bien. Mais ne te concentre pas sur tes efforts et tes muscles. Concentre toi uniquement sur les sensations que tu ressens venant de l’environnement et du mouvement de ton corps. Oublie chrono et performances. Tu ne dois te conditionner que sur les sensations perçues.

    Autrement dit ton ressenti dans l’action. Aussi bien ressenti de l’intérieur que de l’extérieur. Sensations physiques mais aussi mentales. Cela va de la caresse du vent ou de la fraicheur de la pluie au sentiment de plénitude que fournit l’effort, du sourire de la personne croisée à la beauté du paysage traversé. Sensations aussi bien plaisantes que désagréables mais qu’on accueille alors avec grâce et de bon coeur. No limits ! Toute sensation est bonne à saisir et apprécier.

    Puisses-tu alors entrer en une sorte d’extase, nager dans une euphorie physique. Ce n’est plus ta tête qui te dirige maintenant, mais ton corps qui la commande en lui envoyant des tas de bonnes choses. Exige tout de ton corps mais sans le faire souffrir. On ne chasse pas le Diable avec le Mal, mais avec le Bien !